Risque de fidélité

par Cyr-Igaël Rondot

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Entretien livre

Risque de fidélité, par Cyr-Igaël Rondot.


« Le plus beau risque dans la vie est d’être fidèle à soi, à l’autre, à la vie. »


Témoignage Risque de Chance de Cyr-Igaël Rondot, à l’initiative de Mercedes Erra, le 30/10/2019 à Paris. Initiateur du livre/mouvement Risque de chance. Entrepreneur, Executive Coach, choriste, bénévole ouvert sur les autres et sur le monde.

À ton tour de parler ! En tant qu’homme, époux, papa, entrepreneur, coach, bénévole et initiateur de ce projet Risque de chance, peux-tu me dire, s’il te plaît, quel est le plus beau risque dans la vie ?

C’est d’être fidèle.

 

As-tu un exemple vécu de ce beau risque ?

Oui, avant tout celui de mon couple. J’ai été très heurté un jour par un homme qui m’interpellait sur ma difficulté à me confesser. Je lui ai expliqué que, plus jeune, j’avais été trahi par des adultes et que ma confiance en avait souffert, ce qui expliquait ma difficulté à me confier. « C’est un paradoxe, lui dis-je, car je n’ai strictement rien à cacher et vis en pleine vérité avec moi-même comme avec les autres, ce qui m’expose d’ailleurs parfois plus que souhaité et souhaitable. » En fait, je suis trop spontané. Or cet homme m’a coupé net pour me dire tout de go : « Si vous avez du mal à vous confesser, c’est parce que vous n’osez pas dire que vous trompez votre femme. » Eh bien non, je suis fidèle. Non pas que je sois parfait ou que je juge ceux qui ne le sont pas, mais ma femme et moi, nous avons cette chance, ce don d’avoir la force de nous respecter et de respecter le sacrement de mariage qui nous unit. Je peux rassurer cet homme et le remercier, car je me suis confessé depuis !

 

Mais en quoi est-ce un risque de chance d’être fidèle ?

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Quelle est ta contribution au monde, ta mission, ta vocation ?

Ma vocation est d’aider à faire naître celles des autres. C’est Anne Garnier qui me l’a révélée.

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Est-ce un risque de chance d’être orphelin ?

Non. La seule chance, c’est d’être toi-même plus vite. Goethe dit quelque chose du genre : « Être adulte, c’est avoir compris ses parents et leur avoir pardonné. » Eh bien moi, je n’ai rien compris et j’essaie de pardonner, mais j’étais d’emblée adulte. C’est peut-être ce qui explique que je m’ennuyais avec les gens de ma génération, de mon âge, et c’est encore vrai cinquante ans après, sauf avec certains et surtout certaines femmes. L’autre chance est de ne pas porter tes parents en dépendance au pays d’Alzheimer.

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Qu’est-ce que tu vis dans ta vie que tu souhaiterais voir continuer ?

L’amour de ma femme et ma famille. La progression. Moi qui savais tout juste lire et écrire en sixième, j’aime le progrès. Tu arpentes et découvres de nouveaux paysages au fil de ton ascension, en apprenant de nouvelles prises, en écoutant tes guides, en adoptant la nature et l’humanité. J’aime me créer et créer chaque minute à la rencontre des autres.

 

As-tu un défaut dont tu souffres ?

L’angélisme. Je ne vois pas le diable ou je le vois trop tard.

 

Quelle est l’intention positive qui se cache derrière ce défaut, à ton avis ?

Peut-être d’aimer. D’être en capacité d’aimer. Je ne comprends pas que certains ou certaines, y compris dans ma famille éloignée, me traitent de « mystique » ou se moquent de moi parce que je dis tout le temps « merci ». Je suis peiné, mais je reste angélique, car c’est la bonne voie pour moi. Mon ami et père spirituel m’a donné la définition suivante de mon angélisme : « C’est ta pureté intérieure, malgré les adultes qui t’ont menti. » La bonne intention est peut-être là : rester pur malgré le purin.

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Alors, quel est le plus beau risque dans la vie, en un mot s’il te plaît ?

Être fidèle à Dieu, à ceux que tu aimes et à toi-même. Ça fait déjà pas mal.

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